Qui aura encore les moyens d’acheter tous ces logements ?
Si davantage de biens hérités arrivent sur le marché dans les prochaines années, il faudra aussi suffisamment d’acheteurs. Et avec des taux beaucoup plus élevés qu’en 2021, leur budget a baissé.
Fin septembre 2021, la France comptait 1,204 million de ventes de logements anciens sur douze mois. Un crédit sur 25 ans tournait alors autour de 1,16 %. En septembre 2026, PAP affiche 3,60 % sur 25 ans.
Avec 1 000 € par mois, on emprunte beaucoup moins qu’en 2021.
En septembre 2021, avec un taux autour de 1,16 % sur 25 ans, une mensualité de 1 000 € permettait d’emprunter environ 260 000 €.
Avec un taux de 3,60 %, on est autour de 198 000 €.
Cela fait environ 63 000 € de moins avec la même mensualité et la même durée.
Pour acheter le même logement, il faut donc avoir plus d’apport, gagner davantage ou rembourser plus chaque mois.
Le chapitre 3 revient sur l’évolution du nombre de ventes.
Il faut donc davantage d’apport pour acheter au même prix.
Cet argent peut venir de l’épargne, de la vente d’un autre logement, d’une donation ou d’un héritage.
Certains utiliseront l’argent reçu pour acheter. D’autres le garderont, rembourseront un crédit ou aideront leurs enfants.
Tout l’argent transmis ne servira donc pas à financer un nouvel achat immobilier.
Beaucoup héritent à un âge où ils sont déjà propriétaires.
Selon l’Insee, 60 % des ménages ayant déjà hérité ont une personne de référence âgée de 60 ans ou plus.
À cet âge, beaucoup ont déjà leur résidence principale.
L’argent reçu peut servir à acheter un autre bien, mais aussi à rembourser un crédit, garder de l’épargne, préparer la retraite ou aider les enfants.
Il ne servira donc pas forcément à acheter un autre logement.
Une maison vendue 300 000 € entre trois héritiers, c’est 100 000 € chacun.
Prenons une maison vendue 300 000 € et trois enfants qui héritent à parts égales.
Chacun reçoit 100 000 €, avant de tenir compte du reste de la succession et de la fiscalité éventuelle.
L’un peut utiliser sa part pour acheter. Un autre peut la garder. Le troisième peut rembourser son crédit.
Dans cet exemple, chacun reçoit donc 100 000 €.
Qui pourra acheter les logements mis en vente ?
S’il y a davantage de biens à vendre mais pas davantage d’acheteurs, les ventes peuvent prendre plus de temps et les négociations devenir plus importantes.
Si les acheteurs ne suivent pas, certains vendeurs devront baisser leur prix.
Tous les biens ne seront pas touchés de la même façon. L’adresse, l’état, le DPE, les travaux et le nombre d’acheteurs dans le secteur continueront à faire la différence.
Le chapitre 4 revient sur les différences entre les marchés.
Vous avez un appartement à Paris ?
L’estimateur permet de regarder les ventes enregistrées autour de l’adresse. Ensuite, il faut tenir compte de l’appartement lui-même : son état, son étage, sa rue, sa vue et ses éventuels défauts.