Combien de logements peut-on vendre chaque année ?
Sur les douze mois terminés à fin mai 2026, 949 000 logements anciens ont été vendus en France. Ce chiffre ne permet pas encore de savoir combien de ventes seront réalisées sur l’ensemble de l’année 2026. Dans les prochaines années, davantage de logements détenus par les baby-boomers pourraient aussi arriver sur le marché. Il faudra alors trouver les acheteurs pour les acquérir.
Le volume des ventes dans l’ancien atteignait 949 000 transactions sur douze mois à fin mai 2026. À fin septembre 2021, il avait atteint 1 205 000 transactions. La France a donc déjà connu un marché supérieur à 1,2 million de ventes sur douze mois, dans un contexte de crédit beaucoup plus favorable.
La France a déjà dépassé 1,2 million de ventes dans l’ancien.
À fin septembre 2021, 1 205 000 transactions de logements anciens avaient été réalisées sur douze mois. Le marché français a donc déjà fonctionné à un niveau nettement supérieur aux 949 000 ventes enregistrées sur les douze mois terminés à fin mai 2026.
Mais le contexte de financement n’est plus le même. Fin 2021, les taux immobiliers étaient encore autour de 1 %. En septembre 2026, Meilleurtaux affiche un taux moyen de 3,40 % sur 20 ans. Son baromètre du 21 septembre situe par ailleurs le « bon taux » sur 20 ans à 3,62 %.
Et les taux pourraient encore remonter. Meilleurtaux estime qu’une hausse de 0,3 à 0,5 point est possible d’ici la fin de l’année, ce qui amènerait les taux sur 20 ans autour de 3,70 % à 4 %. Pour un même revenu et une même mensualité, les conditions de financement sont donc beaucoup moins favorables qu’en 2021. Cette question est développée dans le chapitre 7 .
Le taux moyen publié par Meilleurtaux pour septembre 2026 est de 3,40 % sur 20 ans. Son scénario publié pour la fin de l’année se situe entre 3,70 % et 4 % sur 20 ans.
Une partie de ces logements va changer de propriétaire.
C’est le point de départ de cette série. Avec l’âge, une partie des logements détenus par les baby-boomers sera transmise aux enfants, conservée dans les familles ou proposée à la vente.
Nous ne connaissons pas aujourd’hui le nombre exact de logements qui seront réellement mis en vente chaque année. CPIM estime toutefois entre 280 000 et 350 000 par an le nombre de transactions issues des cessions des baby-boomers sur la période 2030-2035.
Il s’agit d’une estimation publiée par CPIM et non d’une projection officielle. Elle donne un ordre de grandeur du nombre de transactions que cet organisme associe aux cessions des baby-boomers sur cette période.
Les statistiques de ventes comprennent déjà des logements vendus par des propriétaires âgés ou après une succession. Une partie des futures cessions remplacera donc des transactions qui auraient eu lieu de toute façon. Nous ne savons pas aujourd’hui quelle part représentera réellement une augmentation du nombre de logements à vendre au même moment.
Deux chiffres sont observés. Le troisième est une estimation.
Les 949 000 ventes à fin mai 2026 et les 1 205 000 transactions à fin septembre 2021 correspondent à des volumes réellement enregistrés sur douze mois. Les 280 000 à 350 000 correspondent à une estimation publiée par CPIM pour 2030-2035.
ventes de logements anciens sur douze mois.
transactions de logements anciens sur douze mois.
estimation annuelle de transactions issues des cessions des baby-boomers.
Nous ne savons pas combien de logements viendront réellement s’ajouter à l’offre actuelle.
Prenons une maison détenue aujourd’hui par un propriétaire âgé. Si elle est vendue en 2032 alors qu’elle aurait de toute façon changé de propriétaire, elle participe au marché mais ne crée pas nécessairement une vente supplémentaire.
En revanche, si les successions, les donations et les déménagements conduisent davantage de propriétaires à vendre au même moment, le nombre de logements disponibles peut augmenter.
Aujourd’hui, nous ne savons pas chiffrer cette part de façon fiable.
Succession, donation, déménagement ou vente.
Certains seront conservés ou occupés.
Et la demande varie beaucoup selon les territoires.
Les acheteurs peuvent aussi choisir un logement neuf.
En 2019, 129 500 logements neufs avaient été réservés sur l’ensemble de l’année.
Au premier trimestre 2026, 16 502 logements neufs ont été réservés par des particuliers. Au deuxième trimestre, 16 112 réservations ont été enregistrées, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.
Ces chiffres donnent des repères de niveau, mais ils ne doivent pas être lus comme une comparaison parfaitement homogène entre 2019 et 2026. Les publications et périmètres statistiques ne sont pas présentés exactement de la même manière.
Si la commercialisation du neuf retrouve un jour des volumes plus élevés, davantage d’acquéreurs pourront aussi se tourner vers ces logements. Le neuf et l’ancien utilisent en partie la même capacité d’achat : leurs volumes ne peuvent donc pas être simplement additionnés pour prévoir le nombre futur de transactions.
logements neufs réservés sur l’année.
réservations par des particuliers.
réservations par des particuliers.
S’il y a plus de logements à vendre, il faut aussi trouver les acheteurs.
La France a déjà connu plus de 1,2 million de transactions dans l’ancien sur douze mois. Mais si les transmissions augmentent le nombre de logements disponibles dans certaines zones, il faudra trouver suffisamment d’acquéreurs capables de les acheter. La situation sera très différente selon les villes, le type de logement et le prix demandé.
Davantage de logements à vendre signifie-t-il davantage de ventes ?
Pas forcément. Pour qu’une vente ait lieu, il faut qu’un logement soit proposé, qu’un acheteur souhaite l’acquérir et qu’il puisse financer le prix demandé.
Les effets ne seront pas les mêmes partout.
Un appartement recherché à Paris et une maison située dans une commune où les acheteurs sont peu nombreux ne rencontrent pas la même demande. Si davantage de logements sont proposés, les conséquences dépendront donc de l’emplacement, de l’état du bien, de son prix et du nombre d’acquéreurs présents localement.
Les logements bien situés et proposés à un prix cohérent peuvent continuer à se vendre rapidement.
Une hausse du nombre de biens disponibles peut allonger les délais de vente et donner davantage de choix aux acquéreurs.
L’acquéreur doit financer à la fois le prix du logement et le coût des travaux.
Les acheteurs peuvent davantage comparer et négocier.
Dans certains territoires, il y a déjà beaucoup plus de logements disponibles que d’acheteurs.
Nous l’avons vu dans le chapitre 2 . En Italie, certaines communes ont proposé des maisons à un euro pour attirer de nouveaux propriétaires. Au Japon, 9,002 millions de logements étaient vacants en 2023, soit 13,8 % du parc.
La France n’est pas dans la même situation. Ces exemples montrent simplement qu’un logement peut exister sans rencontrer suffisamment d’acheteurs au prix attendu.
Certaines communes ont utilisé un prix symbolique pour attirer de nouveaux propriétaires prêts à rénover des logements vacants.
En 2023, ils représentaient 13,8 % du parc de logements japonais.
Vous possédez un appartement à Paris ?
L’outil donne une première estimation à partir des ventes enregistrées à l’adresse ou à proximité pour les appartements situés à Paris. Le résultat peut ensuite être affiné selon les caractéristiques du logement.