Combien faut-il gagner pour acheter un appartement à Paris ?
Acheter à Paris reste possible, mais le salaire ne suffit pas à dire ce qu’un acheteur peut réellement s’offrir. Le prix du logement, le crédit et l’apport disponible changent complètement le calcul.
Au premier trimestre 2026, le prix des appartements anciens à Paris était d’environ 9 600 €/m² selon les Notaires du Grand Paris. À ce niveau, 50 m² représentent environ 480 000 € avant les frais d’acquisition.
Combien faut-il gagner pour acheter 50 m² à Paris ?
Prenons un appartement de 50 m² à 480 000 €, avec 80 000 € d’apport affectés au prix du logement. Il reste 400 000 € à emprunter sur 25 ans. À 3,73 %, la mensualité est d’environ 2 050 € hors assurance. Les frais d’acquisition, de garantie et de dossier ne sont pas compris dans ce calcul et doivent être financés en plus.
Une mensualité de 2 050 € hors assurance représente près de 35 % de 5 900 € de revenus mensuels nets avant impôt. Pour apprécier le financement, la banque compte également l’assurance emprunteur et les autres crédits en cours dans ce taux d’effort.
Deux personnes avec le même salaire peuvent avoir des budgets très différents.
Les 5 900 € de revenus de notre exemple ne constituent donc pas « le salaire nécessaire pour acheter à Paris ». Ils correspondent à un appartement précis, avec 80 000 € d’apport et 400 000 € à financer.
Avec 150 000 € affectés au prix du même appartement, l’emprunt tomberait à 330 000 €. À durée et taux identiques, la mensualité serait d’environ 1 693 € hors assurance, contre 2 052 € pour 400 000 € empruntés. Les frais restent à financer en plus.
L’apport issu d’une vente ou d’une aide familiale
Dans les dossiers que je vois à Paris, certains acheteurs ont de bons revenus mais peu d’apport. D’autres gagnent moins, mais disposent du produit de la vente d’un premier logement ou d’une aide familiale importante.
Lorsque le budget ne permet pas d’acheter le logement recherché, le projet évolue souvent : une surface plus petite, un autre quartier ou une recherche qui se déplace vers la Petite Couronne.
Observation issue de mon activité d’agent immobilier à Paris et en Île-de-France.Les prix ont baissé, mais le crédit coûte beaucoup plus cher.
En 2021, les prix parisiens restaient proches de 10 800 €/m². Au premier trimestre 2026, ils se situaient autour de 9 600 €/m².
La baisse des prix aide les acheteurs, mais elle n’a pas toujours compensé la hausse du coût du crédit. Un appartement moins cher peut donc rester plus difficile à financer qu’il y a quelques années.
Dans l’étude de L’Observatoire sur les prix, le crédit et les travaux à Paris, je compare un projet de 50 m² à deux dates, avec le même apport et la même durée de prêt. Ses hypothèses sont distinctes de l’exemple présenté ici.
J’ai repris cette évolution plus en détail dans mon analyse sur les propriétaires qui ont acheté au plus haut à Paris .
Il faut surtout que le projet corresponde à votre budget.
Acheter à Paris demande aujourd’hui des revenus suffisants, un apport qui peut devenir déterminant et parfois des concessions sur la surface ou la localisation.
Certains ménages peuvent encore acheter dans Paris. D’autres choisissent un logement plus petit ou regardent en proche banlieue. Et certains repoussent leur achat et restent locataires plus longtemps.
Cette dernière situation joue aussi sur la rotation des logements disponibles à la location. J’en parle dans mon analyse du marché locatif parisien .
Combien faut-il gagner pour acheter à Paris ?
Je reprends le calcul en vidéo avec les prix parisiens et le coût du crédit.
Voir la vidéo sur Instagram →Sources et précisions
Prix immobilier : Notaires du Grand Paris. Les niveaux de 10 800 €/m² en 2021 et de 9 600 €/m² au premier trimestre 2026 sont arrondis. La publication du 25 février 2021 situe un point haut mensuel en novembre 2020.
Crédit immobilier : le taux de 3,73 % utilisé dans l’exemple est un taux indicatif sur 25 ans observé en septembre 2026, hors assurance. Le taux réellement obtenu dépend du dossier de l’emprunteur et de la banque.
Conditions d’octroi : le HCSF fixe en principe le taux d’effort maximal à 35 %, assurance comprise, avec une marge de flexibilité laissée aux établissements sur une partie de leur production.
Les calculs présentés sont des exemples destinés à expliquer le financement d’un achat. Ils ne constituent pas une offre de crédit ni une étude personnalisée.